Comment raconter une histoire qui accroche?

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Dans l’article “Comment commencer son personal branding ?” nous avons vu comment trouver vos forces pour bâtir votre personal branding, comment vous mettre en contact avec votre communauté, comment faire des mises à jour, comment partager votre savoir et rester authentique…

 

Maintenant on va passer aux choses sérieuses. C’est-à-dire, comment trouver une accroche émotionnelle avec son public et comment raconter des histoires, autrement dit l’art du storytelling.

 

 

Qu’est-ce que l’accroche émotionnelle?

À partir de vos forces et de ce qu’il y a d’unique chez vous, vous allez définir comment vous allez entrer en connexion avec votre client. Il y a mille et une façons de rentrer en connexion avec vos clients, vos collaborateurs. Le seul moyen de trouver quel est le bon vecteur est de rentrer en contact le plus souvent possible avec eux et de voir quel est le levier qu’ils préfèrent. Vous pouvez utiliser l’humour, vous pouvez utiliser votre joie de vivre, votre bonne humeur, votre sarcasme, votre capacité à détecter la prochaine tendance, ou leur remonter le moral. Il existe mille et une façons d’entrer en contact avec votre interlocuteur. Le plus important, c’est d’avoir une ligne directrice claire. Une autre façon de détecter votre accroche émotionnelle est d’avoir des espions pour vous rapporter comment vos clients et vos collaborateurs parlent de vous. Ce trait dominant chez vous constitue votre accroche émotionnelle et une valeur ajoutée que vous allez apporter qui va vous distinguer et que votre entourage appréciera.

 

 

Trouver l’approche émotionnelle consiste à répondre à la question suivante: qu’est-ce qui réunit votre entourage autour de vous? Assurez-vous d’avoir la bonne réponse, car tant que vous n’aurez pas la bonne réponse vous ne connecterez pas en tant que marque avec vos clients ou vos collaborateurs.

 

 

 

Définissez vous comme une marque

Une fois que l’accroche émotionnelle sera parfaitement définie, il faudra communiquer comme une marque, c’est-à-dire commencer à maîtriser l’art du storytelling. Il faut que votre histoire donne envie à votre audience de faire partie de votre équipe, de votre entourage, de votre environnement. Évidemment cette histoire va s’articuler autour de votre accroche émotionnelle, c’est pour ça qu’il est indispensable de la trouver.

 

 

Pour que votre histoire plaise, il est fortement recommandé qu’elle suive les principes narratifs suivants:

  • Une situation de départ qui contient le germe d’un conflit…
  • Un conflit qui pousse à l’action,
  • Un passage à l’action qui mène à un changement.

Lorsque le changement survient on est au summum de l’action, puis il y a un retour à une nouvelle normalité.

  • Finalement, cette nouvelle normalité sert de fin.

 

 

C’est un peu l’histoire du petit garçon qui était mauvais à l’école dont tout le monde se moquait et qui était mal dans sa peau. Nous avons la situation de départ avec comme germe un enfant qui est mal dans sa peau. Que va-t-il se passer?

 

Un jour, en sortant de l’école, deux garçons l’embêtent dans la rue et ils commencent à le bousculer. Tout à coup un policier arrive et les deux petits garçons pris de peur courent et ils rentrent chez eux. Le petit garçon mal dans sa peau pleure, le policier lui dit:”Veux-tu que je t’apprenne à te défendre?”

Il répond oui. Ce policier est un entraîneur de boxe. Là nous avons nos conflits et un événement qui pousse au changement.

 

À partir de ce jour, tous les après-midis après l’école, le petit garçon va s’entraîner dans la salle de boxe. La boxe deviendra une passion à travers laquelle il va se trouver une vraie vocation. Au point qu’il deviendra un champion olympique car il aura appris à dépasser ses peurs. C’est le passage à l’action qui conduit un résultat exceptionnel.

 

De champion olympique, il rencontrera une femme avec qui il décidera de créer un club de boxe et vendre du matériel de boxe. Il deviendra l’un des plus grands vendeurs de matériel de boxe. Grâce à ce qu’il a appris, c’est-à-dire dépasser ses peurs, il va trouver l’amour et vivre de sa passion.

 

 

Cette histoire très simple fonctionne très bien. On retrouve toutes les étapes nécessaires à une bonne structure narrative:

  • une situation de départ
  • Un conflit
  • Un passage à l’action
  • Une victoire
  • Un retour à une nouvelle normalité
  • Et un succès à long terme

 

 

Si vous réussissez à rédiger l’histoire de votre expertise, de vos spécialités ou bien celle de votre vie en respectant ces quatre étapes et en mettant de l’émotion dans votre voix, ce sera une excellente histoire pour connecter avec les gens.

 

Le concept de la biographie

Le concept de biographie est en réalité créé à partir de faits réels, les auteurs mélangent avec leurs souvenirs et leurs émotions et ils brodent afin que quelque chose de beau en résulte. Nous le savons tous, les biographies sont fondées sur des faits réels que les auteurs romancent pour les besoins de l’histoire. Le fil conducteur ou la quête du héros définissent l’accroche émotionnelle.

 

Par exemple, dans toutes les histoires, il y a toujours un moment où le héros dit: “J’étais dans une situation désespérée, j’étais dans une impasse. J’allais tout perdre mais j’ai tenu bon, j’ai continué puis j’ai réussi.” En vérité, ce qui se passe dans la plupart des cas à ce moment est que le héros a eu de la chance, beaucoup de chance. Évidemment, personne n’écrit: “j’ai eu de la chance, d’ailleurs j’en ai eu beaucoup”. Pourtant, c’est une part de la vérité.

 

Dans une biographie, pour des nécessités de capter l’attention du lecteur et pour le faire accrocher à votre histoire, les auteurs exagèrent beaucoup les faits.

 

Ce que je recommande lorsque vous racontez votre vie et que vous exagérez est de vous assurer que tout soit basé sur des faits réels et vérifiables et que l’exagération soit au niveau de votre émotion. Par exemple, quand vous aviez peur dites que vous étiez terrifié et pétrifié. Personne n’est à l’intérieur de vous pour vérifier ce que vous ressentez.

 

Vous pouvez exagérer, mais assurez-vous si vous êtes accompagné de donner une très bonne image de votre entourage. Même si vous exagérez, ils auront peu tendance à vous contredire. Les enfants sont très forts lorsqu’ils racontent une histoire. Ils sont capable d’exagérer les choses pour la simple et bonne raison qu’ils perçoivent les événements avec des filtres différents des nôtres.

 

 

Je rappelle le principe de la biographie:

Créez un contenu basé sur des faits réels que vous pouvez exagérer. Vous photoshopez vos vies. Utilisez cette technique avec parcimonie. Vous pouvez améliorer votre vie dans votre biographie tant que cela reste proche des faits.

Voici un coach en motivation célèbre qui utilise beaucoup le storytelling : David Laroche.

 

Je vous invite vraiment à voir ses TEDx et ses vidéos car il étudie exactement la méthode que je viens de décrire en y ajoutant des techniques de PNL. Dans ses vidéos, étudiez son langage corporel, les changements rythmiques dans sa voix, les mimiques qu’il fait avec son visage. Tout est parfaitement calculé pour convaincre son audience. Je vous rappelle que le storytelling dans le branding est l’une des armes les plus redoutables dont vous disposez. Il s’applique à l’écrit comme à l’oral. Vous pouvez le décliner sous forme de vidéo. Travaillez le et vous verrez que ça porte beaucoup. C’est également un excellent moyen pour vendre.

 

Sur ces mots, mes chers amis, je vous laisse. Je vous invite à partager cet article sur facebook s’il vous a plu.

 

 

 

Credit image: Vectors by vecteezy.com

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